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Assurance autonomie

Un groupe de médecins s’inquiète: il faut éviter le piège du «virage ambulatoire»

Affiché le vendredi 1 novembre 2013 (LCP InfoMatin)

Tout en appuyant la volonté du ministre Réjean Hébert de promouvoir et de développer les soins à domicile, le groupe Médecins québécois pour le régime public avait des mises en garde à formuler hier, en commission parlementaire, sur le régime d’Assurance autonomie. Ce dernier rencontrera des difficultés si l’assurance autonomie s’éloigne trop de la notion de service public qui est «à la base notre système de santé».

 

Il est essentiel de s’assurer «que le financement et la prestation des soins aux personnes en perte d’autonomie favorisent la continuité et la qualité et non l’inverse. La coordination et l’intégration doivent demeurer au cœur des réflexions, afin d’offrir aux patients les services les mieux adaptés à leur condition», pense le président des Médecins québécois pour le régime public, Alain Vadeboncoeur.

 

«De plus, confier la prestation de soins complexes à des entreprises d’économie sociale, à des organisations communautaires ou à des organismes à but lucratif risque de compromettre l’uniformité et la continuité des services» d’après Dounia Kayal, qui a présidé un groupe de travail qui s’est penché sur la question.

 

Le groupe «appuie le développement et la volonté de promouvoir les soins à domicile afin de permettre aux patients de demeurer plus longtemps dans leur milieu de vie» ainsi que «la nécessité d’investir davantage dans les soins à domicile», dont pourtant «les ressources sont actuellement largement insuffisantes».

 

Le syndrome du virage ambulatoire

«Il serait malheureux de retomber dans le piège du virage ambulatoire: malgré certains principes louables, il fut mis à mal par un financement insuffisant et par une perte d’expertise consécutive aux nombreux départs à la retraite dans le contexte des restrictions budgétaires», estime le groupe de médecins.

 

«Dans les faits, le virage ambulatoire a contribué à un transfert de responsabilité des établissements vers les familles, bien souvent sans leur offrir le soutien requis, ce qu’on pourrait craindre avec la réforme actuelle des soins et services à domicile.»

 

Parmi ses nombreuses demandes et réclamations, il souhaite que «l’approche des soins à domicile ne remplace pas le droit à l’hébergement en institutions lorsqu’il est nécessaire» et que «les soins à domicile continuent d’être couverts par le régime public d’assurance-maladie» et que «les soins à domicile offerts dans les résidences privées pour personnes âgées redeviennent et demeurent couverts par le régime public».

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