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Conversation avec le député Sylvain Lévesque

Aide sociale : «on doit envisager une réforme de fond en comble»

Affiché le mardi 19 novembre 2013 (LCP InfoMatin)

Le Courrier parlementaire© s’est entretenu avec le député caquiste de Vanier-Les Rivières, Sylvain Lévesque, sur son travail de porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’emploi et de solidarité sociale.

 

LCP : Vous interpellez régulièrement la ministre de l’Emploi Agnès Maltais en Chambre depuis l’an dernier. De quelle façon vous préparez-vous?

SL : Mon objectif c’est de poser des questions, pas seulement pour la démolir puis la faire mal paraître, mais pour que l’intérêt du public soit placé en premier, quand par exemple le gouvernement ne recouvre pas les sommes versées en trop à l’aide sociale. On parle au fil des ans de 551 millions $.

 

Que ce soit par erreur administrative ou fraude, on se dit cet argent-là ça ne sert pas aux groupes communautaires, en santé, en éducation. C’est évidemment pas seulement la faute à Agnès Maltais. Il faut être capable de poser la question et demander à la ministre ce qu’elle va faire pour remédier à la situation.

 

L’actualité joue dans la possibilité de poser des questions, mais il y a les études de fond, autant les études du Vérificateur général, les comparatifs sur les rapports d’étape remis par le ministère. Sur les points que ça achoppe, les erreurs de gestion, les décisions douteuses, il faut poser des questions à la ministre pour qu’elle se prononce puis qu’en bout de ligne, nous l’espérons, nos questions l’obligent à apporter des correctifs.

 

LCP : L’aide sociale est un dossier qui vous interpelle plus qu’un autre?

SL : Oui, absolument. J’ai posé beaucoup de questions là-dessus. Je crois qu’on doit envisager une réforme de fond en comble de l’aide sociale. Je suis en train de réfléchir sur un angle à y donner. Je consacre toutes mes énergies parlementaires de recherche et de travail sur ce volet. Pour repenser la solidarité sociale au Québec, je vous dirais la phrase suivante : l’aide sociale ne doit pas être un mode de vie, mais une aide de dépannage.

 

LCP : Et vos solutions?

SL : Je ne les mentionnerais pas aujourd’hui, mais oui je suis en réflexion. J’ai une équipe. J’ai de très bons employés à l’aile parlementaire puis j’ai un attaché politique qui a une immense expérience. J’ai moi-même travaillé pendant sept ans au sein des Carrefours jeunesse emploi. J’ai une certaine connaissance de cette clientèle-là. Il faut se poser une question : pourquoi dans une province qui a 560 000 postes à pourvoir, il y a 460 000 personnes sur l’aide sociale?

 

LCP : êtes-vous en lien sur le terrain avec les groupes communautaires, avec le ministère de l’Emploi?

SL : On a fait une tournée de nombreux groupes nationaux en employabilité avant la dernière étude de crédits. On souhaitait avoir leur son de cloche. Oui on a ce contact-là. Je constate par contre que l’accès directement au ministère lui-même, c’est plus difficile. J’ai déjà demandé à la ministre Maltais pour rencontrer les hauts fonctionnaires pour avoir un état de situation. Ça m’a été refusé en me disant : il n’est pas de mise de les rencontrer. C’est le bout que je trouve anormal.

 

Ils nous disent vous avez accès pendant l’étude de crédits, posez-nous les questions que vous voulez. Bon soyons honnête, j’ai six minutes par heure. Pensez-vous que je peux faire un travail parlementaire extrêmement rigoureux. On a le droit à une ou deux questions maximum. Ça comprend le temps de réponse de la personne en face de toi. Puis la personne, elle est quand même habituée à prendre le plus de temps possible pour te répondre, pour que t’en aie pas deux!!!

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