Alerte décrets

Demande d'inscription

Si votre organisme, entreprise, ministère etc. est déjà  un abonné aux services du Courrier parlementaire©, vous pouvez vous inscrire pour recevoir par courriel nos éditions quotidiennes. Vous devez cependant entrer l'adresse courriel attribuée par votre organisation.

Se désinscrire

Pour un essai gratuit de quelques jours, veuillez nous faire parvenir un courriel.

Pour plus d'informations, veuillez nous rejoindre par téléphone au 418 640-4211 ou par courriel.

Envoyer mot de passe

Veuillez indiquer votre adresse courriel qui est liée à  votre compte. Si elle correspond à  un utilisateur, nous vous enverrons un courriel afin que vous puissez récupérer votre mot de passe.

Mon profil

Vous pouvez modifier les paramètre de votre compte.

Conversation avec le député Guy Leclair (1/2)

En politique, comme en famille, il faut faire des compromis

Affiché le lundi 3 février 2014 (LCP InfoMidi)

Le Courrier parlementaire© s’est entretenu avec le député péquiste de Beauharnois, Guy Leclair. Élu en décembre 2008, puis réélu en septembre 2012, M. Leclair en est à son deuxième mandat comme député provincial.

 

L.C.P. : Lorsque vous êtes dans votre comté, de quoi vous parlent vos commettants?

G.L. : Les gens nous rapportent souvent les sujets qu’il y a dans les journaux. Les enjeux locaux. Ça, c’est le commun des mortels, les gens moins politisés, Monsieur Madame Tout-le-Monde. Ils nous demandent notre opinion. Les groupes, les organismes ont des besoins très spécifiques. Ils viennent nous voir avec leurs demandes, voir ce qu’on peut faire pour les aider, s’assurer que les demandes se rendent aux ministères ou directement au ministre. Lorsqu’on est député, la chance qu’on a, c’est la proximité avec ceux qui prennent les décisions. Donc ces gens-là, pour eux, c’est un privilège de pouvoir s’asseoir avec leur député, de tenter de sensibiliser le député à leur cause, pour qu’il puisse faire le lien entre eux et les preneurs de décisions.

 

L.C.P. : Comment procédez-vous pour rencontrer les différents organismes de votre comté?

G.L. : Je m’étais donné comme mandat, dans ma première année comme député, de passer voir physiquement chaque organisme. Et ça m’a pris environ deux ans. J’ai fait le tour pour être capable de poser des visages sur les personnes et voir leur réalité. Il y a des organismes, des fois, on voit leur lettre d’approche, leur demande de rencontre  et c’est informatisé, c’est beau, c’est professionnel. Tu as l’impression que c’est un gros organisme. En fin de compte, ce sont deux personnes qui tiennent ça du bout des bras. Cette armée de bénévoles qui travaillent pour leur cause, je suis impressionné par ça. J’ai la chance d’être un député de proximité. Les gens trouvent que je suis très accessible. 

 

L.C.P. : Quel aspect de votre métier aimez-vous le plus? Quel aspect est plus difficile?

G.L. : J’aime tout. En bout de ligne, lorsque tu regardes en arrière, que ta semaine est faite, il n’y a rien qui me déplaît. Le côté définitivement plus difficile, c’est le côté famille. Moi, je suis séparé. Ce n’est pas dû à mon poste de député. Le verre d’eau était déjà plein et quand je suis entré en politique, ça tirait à sa fin déjà. C’est très difficile d’avoir une vie normale parce qu’on n’est pas là. Donc ça prend une conjointe qui est capable d’être autonome dans sa vie, de fonctionner seule. On peut prévoir un vendredi soir, mais il y a un imprévu et tu te dois d’être là.

J’ai une fille de 24 ans et un fils de 20 ans. À cet âge-là, c’est sûr qu’ils n’ont pas un besoin d’être avec papa comme lorsqu’ils étaient plus jeunes, mais quand même, c’est très difficile de coordonner nos choses. Ça nous fait développer d’autres qualités et d’autres moyens de communication. Malgré le fait qu’on n’est pas toujours physiquement près, il y a les télécommunications, les cellulaires, etc. Moi, je peux dire que je suis privilégié. Ma relation avec mes enfants est quand même quotidienne. On se parle, on se texte.

 

L.C.P : Utilisez-vous les médias sociaux dans le cadre de votre travail?

G.L. : Pratiquement pas. Je n’ai pas le temps. On est sur Facebook. C’est mon attaché qui gère ce compte et je ne veux pas que ça soit un compte qui ait des échanges. C’est un compte qui a des informations, parce que je ne suis pas capable de suivre le fil, d’échanger avec les gens. (Je reçois) au-delà de 80 courriels par jour. Juste de filtrer tout ça….

 

L.C.P. : Comment composez-vous avec la ligne de parti? Une plus grande liberté de parole devrait-elle être accordée aux députés?

G.L. : J’ai quand même l’honneur d’avoir toujours été dirigé par Mme (Pauline) Marois. Elle a toujours laissé les gens s’exprimer, que ça soit à l’encontre de ses opinions, pour appuyer ses opinions. Lorsque tu demandes la parole, tu vas être entendu. Il faut quand même dire ce qu’on a à dire, tenter d’avoir assez de contenu pour changer l’opinion des gens. C’est là que tu es utile dans ton caucus.

 

Alors, la ligne du parti, c’est un grand mot. Quand je vois les médias sauter là-dessus, je trouve ça bizarre parce que la journée que tu t’en vas en politique, tu sais que tu vas faire partie d’une famille politique. Puis, la journée que toi tu vas avoir une famille avec un enfant, un mari, tu sais que tu vas avoir des compromis à faire. Sinon, reste toute seule! Alors, si tu vas dans un groupe politique, t’es sûr que tu auras des compromis à faire. Je n’appelle pas ça une ligne de parti.

 

L.C.P : Devrait-il y avoir une cloison étanche entre la vie privée et la vie publique des élus ou certains éléments privés sont-ils d’intérêt public?

G.L. : Lorsque tu es une personne d’intérêt public, tu dois agir en ce sens et encore une fois c’est le gros bon sens qui doit primer. Autant pour l’élu ou la personne publique que pour le journaliste. S’il veut juste avoir le front page ce matin, ça vaut ce que ça vaut. Leur but, eux autres, c’est de vendre du papier. Il y a certaines personnes en communication qui ont une autre vision des choses. Mais pour le propriétaire de journaux, on ne se le cachera pas, faut que ça frappe, que le monde aille lire.  

 

L.C.P. : Les médias ont déjà rapporté que vous avez été arrêté pour garde et contrôle d’un véhicule avec les facultés affaiblies. Est-ce d’intérêt public, à votre avis?

G.L. : Tu es une personne publique. Tu es élu, tu dois montrer l’exemple. Si tu ne veux pas te faire coincer dans les journaux avec quelque chose de plate, fais-le pas ou change de job.

 

L.C.P. : En novembre 2012, vous avez été choisi comme vice-président de la Commission de l’économie et du travail. Comment vous êtes-vous préparé pour assumer ce nouveau rôle?  

G.L. : C’est l’expérience. J’ai commencé ma vie politique dans l’opposition. On siège sur un paquet de commissions, donc on voit un peu que fait le président, le vice-président. On ne voit peut-être pas les dessous, parce que ça en fait plus que juste présider la commission... Si tu as un de tes collègues qui est vice-président d’une commission, tu t’informes. Tu es dans ta commission le porte-parole de ton groupe politique. (Mais,) c’est le leader du gouvernement et le leader de l’opposition qui gère ce qui va se passer dans la commission. Tu ne décides absolument rien.

 

L.C.P : Quels sont votre plus grande fierté et votre plus grand regret depuis votre élection?

G.L. : J’ai le privilège sur huit millions de personnes de faire partie des 125 députés. C’est (aussi) la confiance que les gens me donnent en me réélisant. La première fois, tu te dis que ça a juste été un super timing. Quand t’es réélu, tu te dis : les gens reconnaissent la job que je fais. Il y a des gens qui croient en moi comme leur représentant à l’Assemblée nationale. Le seul regret, c’est de manquer de temps pour la famille proche.

-30-

Demande d'inscription

Inscription

Demande d'information pour abonnement

S'informer sur l'abonnement