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Conversation avec la députée Françoise David

Je ne ferai pas la plante verte quand je n’ai pas le droit de parole

Affiché le vendredi 4 octobre 2013 (LCP InfoMatin)

Le Courrier parlementaire© s’est entretenu avec la députée de Québec solidaire Françoise David. Elle en est à son premier mandat comme élue provinciale.

 

LCP : Vous avez été élue pour la première fois en septembre 2012. Comment ça se passe jusqu’à maintenant?

FD : Quand on est nouvellement élu, il y a tout un apprentissage à faire. Juste comprendre les règles, les procédures, se retrouver dans le bâtiment de l’Assemblée nationale. Et le rythme aussi. C’est assez intense pour un petit parti comme nous. À deux députés, on court tout le temps. J’ai senti au bout de quelques mois que j’étais en possession de mes moyens. Je commençais à comprendre comment intervenir. Je sais ce qu’on a le temps de dire en une minute.

 

Le travail que j’aime le plus, pour l’avoir pratiqué dans d’autres mouvements, c’est de discuter avec les autres collègues, trouver des chemins de rencontre, travailler ensemble sur des projets de loi, sur des motions, préparer des points de presse. J’ai dû apprendre à naviguer dans un univers très partisan, mais où en même temps, un bon nombre de mes collègues ont envie dans le fond de dépasser les lignes partisanes pour une cause commune.

 

LCP : Vous êtes membre de la Commission de l’aménagement du territoire depuis le 4 juin. Vous venez justement de dire que vous aimiez le travail en commission parlementaire. Pourquoi?

FD : J’ai déjà participé à des consultations pour représenter des groupes. Je venais présenter des mémoires. Je me disais, ces gens-là à un moment donné ils doivent se tanner d’écouter des mémoires pendant des heures, puis l’étude article par article c’est quand même fastidieux. Je me suis surprise de l’autre côté de la clôture à aimer ça. Il y a une rigueur, un approfondissement des dossiers. Quand c’est une commission qui fonctionne bien sans partisanerie, sans obstruction, c’est tout à fait intéressant.

 

LCP : Vous avez très peu de temps de parole en Chambre. Comment gérez-vous cette contrainte ?

FD : J’ai une question par 15 jours, une fois par semaine pour notre groupe. C’est sûr que ce n’est pas beaucoup, mais on ne se prive pas de faire des déclarations, des motions, des points de presse, des entrevues avec les journalistes. En fait, on utilise tous les moyens possibles pour faire connaître le point de vue de Québec solidaire. C’est beaucoup ça qu’Amir Khadir faisait avant que j’arrive. Et on continue.

 

LCP : Récemment vous n’avez pas obtenu de consentement pour faire une déclaration lors de la venue du secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf. J’ai remarqué que vous étiez absente en Chambre.

FD : J’ai fait exprès. Je suis partie. Je ne ferai pas la plante verte quand je n’ai pas le droit de parole. J’ai trouvé ça vraiment fâchant. Pendant deux jours on a tenté d’obtenir du gouvernement, les autres partis ne s’objectaient pas, que je puisse prendre deux minutes pour intervenir. On m’a dit non, les règles c’est comme ça, le parti n’est pas reconnu, il ne voulait pas créer un précédent.

 

J’aurais pu me lever après le tour de parole des trois autres chefs. Là le président m’aurait dit : oui madame la députée de Gouin. Je demande de pouvoir intervenir. Il aurait donc fallu que le leader du gouvernement, Stéphane Bédard, dise devant tout le monde qu’il refusait. Ça aurait peut-être été gênant pour lui. Je n’ai pas voulu mettre le secrétaire général dans l’embarras en assistant à cet esclandre entre Québécois. J’ai plus de classe que ça. J’ai tout de même obtenu une rencontre privée avec M. Diouf.

 

LCP : Votre décision de faire de la politique remonte à quand? Je sais que vous avez une longue lignée familiale à l’Assemblée nationale qui remonte à Laurent-Olivier David, député libéral dans le gouvernement d’Honoré Mercier.

FD : (Rire) Il y a eu ensuite mon grand-père Athanase dans le gouvernement Taschereau, l’équivalent d’un ministre de la Culture. Et puis mon père médecin, à la fin de sa vie, à la retraite, il a été nommé sénateur par le premier ministre conservateur Brian Mulroney.

 

Moi ça m’est venu lors de la marche mondiale des femmes en 2000. Quand (le premier ministre péquiste) Lucien Bouchard a refusé à peu près toutes les demandes des femmes. Ça m’a profondément fâché. Bon ça voulait peut-être dire qu’il fallait y aller au gouvernement. Mais avant d’accéder au pouvoir, il faut faire ses classes.

 

Québec solidaire existe depuis 2006. On a deux députés de gauche. Ce qui est quand même en Amérique du Nord, pas si mal. Ce n’est peut-être pas si facile pour les Québécois du jour au lendemain, de dire tiens on va voter pour la gauche. J’ai compris que ce serait long. J’ai réussi à me faire élire à la troisième tentative, et à mon avis, on a réussi à faire notre marque.

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