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Conversation avec le député Sylvain Lévesque

«La justice sociale, c’est pas de gauche, c’est pas de droite»

Affiché le jeudi 14 novembre 2013 (LCP InfoMatin)

Le Courrier parlementaire© s’est entretenu avec le député caquiste de Vanier-Les Rivières, Sylvain Lévesque, élu pour la première fois en septembre 2012.

 

LCP : Quel était votre parcours politique avant votre premier mandat?

SL : J’ai fait quelques campagnes électorales, j’ai été deux fois candidat pour le PQ dans Vanier toujours. J’ai connu François Legault à cette époque-là. Il m’a appuyé beaucoup. Quand il a commencé à faire sa réflexion avec la Coalition avenir Québec, il est tout de suite venu me chercher comme organisateur. J’ai embarqué dans le bateau. Quand il a formé son parti politique, il m’a demandé : as-tu le goût de te présenter pour nous? Je n’ai pas hésité.

 

LCP : Vous avez travaillé longtemps dans le milieu communautaire, pourquoi avoir fait le saut avec la CAQ?

SL : Le parcours on le regarde, on se dit : bien lui il doit être de gauche, il est dans les groupes sociaux. Mais moi je pense que la justice sociale, c’est pas de gauche, c’est pas de droite, c’est d’avoir du cœur. C’est être pragmatique et chercher des solutions concrètes pour les régler.

 

Pendant plusieurs années, j’ai été au sein du Centre local de développement de Québec, qui est le plus gros CLD au Québec. C’est le développement de l’entrepreneuriat. Pour moi qui ai quand même des convictions communautaires et sociales, je crois que pour maintenir nos acquis sociaux, il faut être capable de créer de la richesse pour pouvoir en redistribuer. Et ce n’est pas avec de l’argent public qu’on crée de la richesse, c’est avec l’investissement privé. Il faut absolument avoir une vision entrepreneuriale du Québec.

 

LCP : Est-ce que vous vous êtes adapté rapidement au travail de parlementaire?

Dans mon travail précédent comme directeur général d’À cœur d’homme (le Réseau d’aide aux hommes pour une société sans violence), et aussi comme président du CLD, aller présenter des mémoires en commission parlementaire, je l’ai déjà fait de l’autre côté de la clôture. Cet élément-là était moins nouveau. Mais y a rien comme le vivre et le faire pour le comprendre.

 

Si j’avais été un candidat poteau qui ne pense pas se faire élire, qui pense retourner à son travail le lendemain, et qui se faire élire sans jamais avoir porté attention à la chose publique, je me serais retrouvé assez désorienté. Une chance qu’on avait des députés avec de l’expérience, parce que ça ne s’apprend pas à l’école.

 

LCP : Vous avez participé à plusieurs commissions parlementaires, la plupart du temps comme remplaçant. Comment vous préparez-vous?

SL : Des fois on participe à des sujets pour lesquels on n’a pas nécessairement une expertise. Moi je suis un criminologue qui vient du milieu communautaire. Y a fallu que je m’imbibe très rapidement des dossiers. On choisit un ou deux axes pour tenter d’en savoir un peu plus. On apprend beaucoup comme parlementaire à écouter les autres collègues qui posent des questions.

 

LCP : Comment votre parcours de criminologue vous aide-t-il?

SL : Sur le terrain, la connaissance du milieu communautaire, quand tu vas voir ces gens-là qui aident au quotidien des gens moins chanceux, ça aide beaucoup. Quand tu leur parles, ils sentent que tu as le même langage qu’eux. Que tu n’es pas guindé. Tu fais partie de la gang. C’est eux qui voient les gens qui ont le plus de besoins.

 

Je pense que je suis le seul député qui, toutes les semaines, fait des soirées de porte-à-porte dans ma circonscription. C’est sacré. Je déplace mon bureau de comté dans la rue pour aller les voir les citoyens. Je choisis une rue au hasard avec des profils différents et je fais 30 à 50 maisons dans la soirée. Ça m’a donné un bagage de connaissances incroyable.

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