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Conversation avec le député libéral Pierre Arcand (2 de 2)

Le rôle du ministre des Relations internationales: c’est d’aider «à ouvrir les portes aux entreprises»

Affiché le mardi 17 décembre 2013 (LCP InfoMidi)

Dans cette seconde partie de la conversation du Courrier parlementaire© avec Pierre Arcand, le député libéral de Mont-Royal jette un regard sur le rôle qu’il a joué comme ministre du gouvernement Charest et sur sa vie politique et la couverture que font les médias des enjeux.

 

LCP : Qu’est-ce que vous retenez de votre passage comme ministre des Relations internationales ?

P.A.: C’est que nous avons avantage à être extrêmement présents parce que le Québec ce n’est même pas deux pour cent de la richesse mondiale. Et j’étais très heureux de voir l’entente Canada-Union européenne. On s’ouvre vers le monde. On a besoin de plus en plus d’avoir accès à des nouveaux marchés. On n’est que huit millions. On est un peuple d’exportateurs. Il faut qu’on soit extrêmement agressif. J’ai essayé de l’être.

 

On a eu des ententes sur la mobilité de la main-d’œuvre, par exemple on a ouvert un bureau à Moscou. Québec a une possibilité d’intensifier ses échanges avec un marché de 300 millions incluant les anciens satellites de l’Union soviétique. Et en 2020, le niveau de vie des gens là-bas, ça va être la moitié du niveau de vie des Américains. Alors, c’est un gros marché et c’est un pays nordique, donc en ce sens-là, il peut y avoir beaucoup d’affinités avec nous. Il faut qu’on continue de frapper sur l’Asie parce c’est majeur. Et on n’y fait pas assez d’exportation.

 

La très grande partie des fonctions du ministre de Relations internationales, c’est d’aider sur la scène internationale à ouvrir les portes aux entreprises dans plusieurs pays du monde d’abord et avant tout. Il y a un rôle politique dans les relations avec les pays francophones, c’est peut-être 25 % de sa job, mais la grande partie de sa job, c’est d’ouvrir les marchés. Alors en ce sens-là moi, je pense avoir contribué à faire un bout de chemin.

 

LCP : Et votre passage comme ministre du Développement durable et de l’Environnement ?

P.A. : Pour ce qui est du ministère de l’Environnement, je suis très fier de la loi qui a augmenté les pénalités pour ceux qui y contrevenaient. C’était un peu scandaleux ce qui se passait depuis nombre d’années. Il n’y avait pas vraiment d’amendes contre les pollueurs. Là au moins on a non seulement des amendes, mais on a mis aussi des sanctions administratives pécuniaires qui nous évitent d’aller perdre notre temps en cour. C’est une pièce maitresse qui protège beaucoup mieux l’environnement.

 

J’ai eu des grandes déceptions à l’Environnement. J’aurais aimé que la loi qui protège le Nord québécois soit adoptée. On avait 50% du territoire qu’on voulait protéger et on n’a pas eu le temps de se rendre où l’on devait se rendre. Il y avait également la question des inspections obligatoire lors de la vente, des véhicules de huit ans et plus. J’aurais aimé que le projet de loi soit adopté.

 

Une auto mal entretenue pollue jusqu’à 11 fois plus qu’une auto neuve. Le Québec était loin derrière tous les États américains. Les provinces canadiennes font ce genre d’examen. On est les seuls à ne pas avoir rien de ce côté. Alors qu’on se dit les plus verts et qu’on a une volonté d’améliorer les choses, je pense que c’est la base d’amélioration. J’aimerais que le PQ décide de revenir avec ça.

 

On n’avait pas changé les lois qui fixaient les normes de pollutions atmosphériques depuis je pense 1979, et on les a changé en 2011. Quelqu’un m’a dit : «vous venez d’aider au moins 700 000 asthmatiques au Québec qui vont mieux respirer». Alors, quand vous entendez ça, ça vaut la peine de s’investir dans le domaine public parce qu’on vient de faire quelque chose qui améliore véritablement la vie des citoyens.

 

LCP: Comme député vous êtes l’objet de pressions de toutes sortes. Comment gérez-vous ça?

P.A.: Ça représente un défi, mais j’étais dans des entreprises avant, puis c’était aussi beaucoup de pression de part et d’autre. Il fallait produire des résultats, bien traiter le monde, faire un paquet de choses en même temps. Et parfois, il y avait des choses qui entraient en contradiction.

 

Puis j’ai un comté où vous avez parmi les gens les plus fortunés à Montréal. Et les deux tiers de mon comté, c’est parmi les moins fortunés à Montréal. Alors, j’ai presque deux extrêmes. Ce qui fait que d’un côté, j’entends que des gens trouvent qu’ils paient trop de taxes et se plaignent constamment, et de l’autre côté des gens me disent : «ça nous prend plus de services de la part du gouvernement». Alors, je dois concilier toujours ces deux éléments.

 

Sur la question des députés, du chef, etc., je pense que le parti politique dans lequel je suis correspond parfaitement à mes idées, sans aucun problème.

 

LCP: Dans votre circonscription de Mont-Royal les libéraux sont traditionnellement très forts. Votre principal défi pour la prochaine campagne électorale, est-ce que ça ne sera pas de faire sortir le vote ?

P.A. : La dernière fois, le vote est sorti beaucoup plus. Il y avait eu je pense 40% des gens qui étaient allés voter en 2008. Cette fois-ci on était plus autour de 55%, donc il y a un intérêt.

 

Évidemment, dans le comté que je représente c’est le défi à la fois de mobiliser nos militants parce qu’ils disent : «vous allez gagner vous avez un comté qui est sûr». Vous savez, il n’y a jamais de comté totalement sûr. Il faut quand même être présent. Les gens nous surveillent. Si on ne travaille pas dans le sens de leurs intérêts, ils le savent assez rapidement.

 

LCP : Quel regard portez-vous sur la couverture que les médias font de la scène politique, vous qui avez été le directeur de l’information à CKAC pendant six ans et grand patron d’entreprise médiatique?

P.A. : Je pense que les médias actuellement sont dans une grande période de bouleversement. L’écoute de la télévision est en baisse. Les journaux se redéfinissent. Il se vend de moins en moins de copies papier et les gens vont sur internet beaucoup. Donc, les gens se battent probablement plus pour intéresser leurs lecteurs que jamais auparavant et non plus seulement pour rapporter. En général, les couvertures sont bien faites.

 

Ce que je trouve assez déplorable, et c’est une question aussi de moyens, et je peux vous dire qu’en ce sens vous faites un travail très intéressant. Je trouve que les députés ont des choses à dire, ils le disent beaucoup plus souvent en commission parlementaire ou en Chambre parfois, et ce n’est jamais couvert.

 

Vous, parfois vous le faites. Vous rapportez les choses qui sont dites de façon importante en commissions parlementaires et je trouve ça au moins intéressant d’avoir ça, parce que je trouve qu’on recherche toujours le côté un peu sensationnel. Mais il y a des affaires qui se discutent qui sont carrément importantes en commissions parlementaires.

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