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Regard de la Tribune de presse

Les libéraux veulent profiter de la faiblesse relative des oppositions

Affiché le mardi 23 septembre 2014 (LCP InfoMatin)

Le déclenchement rapide de l’élection partielle dans la circonscription de Lévis est un «signal très clair», selon le journaliste Martin Ouellet de La Presse canadienne. La décision de ne pas attendre, le premier ministre avait encore plusieurs mois devant lui, n’est pas étrangère aux compressions budgétaires qui se traduisent, entre autres, par le dépôt du projet de loi 3 sur la réforme des régimes de retraite des employés municipaux ni aux négociations pour l’étalement des hausses de rémunérations des médecins.

 

«Couillard n’a pas perdu de temps. Il est allé très rapidement parce qu’il sait que plus le temps va passer, plus ç’a va être difficile pour lui et plus ça va être difficile pour son gouvernement», dit le correspondant au Courrier parlementaire©. Sans parler de «lune de miel», Martin Ouellet évoque un ciel «au beau fixe pour les libéraux. Les péquistes ont la tête ailleurs, la CAQ se cherche. Québec solidaire n’est pas dans le coup». Il ne voit pas de «tempête dans l’immédiat qui risquerait de frapper le gouvernement, alors il veut y aller tout de suite».

 

La tête ailleurs

En raison de la course au leadership au PQ, ses députés «ont la tête ailleurs. C’est très difficile pour le Parti Québécois de jouer son rôle d’opposition officielle». Le correspondant observe dans les rangs du parti «un manque de cohésion qu’on sent, qu’on voit dans les débats présentement». Il fait remarquer que «lorsque les journalistes interpellent le PQ c’est pour avoir des nouvelles de la course», au lieu de connaître ses positions sur divers enjeux.

 

Le «PQ se cherche» et la défaite du «Oui» en Écosse «vient ajouter de l’eau au moulin du désarroi». Les péquistes ont vécu en quelque sorte une «défaite par procuration».

 

La voie libre

«Évidemment, pour Couillard, c’est du bonbon. Il peut imposer ses réformes, ses politiques d’austérité sans être trop ennuyé par les attaques du PQ. En même temps, la CAQ n’a pas une bien grande marge de manoeuvre non plus pour attaquer le PLQ sur le terrain de l’austérité.»

 

Le chef libéral «est même allé jusqu’à dire, quand il a fait la présentation de sa candidate dans Lévis, qu’un vote pour le PLQ va être un vote pour avaliser les politiques d’austérité». Selon M. Ouellet cela démontre qu’il «compte beaucoup, beaucoup sur cette élection-là pour démontrer: regardez, la population est derrière nous».

 

Martin Ouellet note aussi une amélioration de la performance de Philippe Couillard au Salon bleu. «Il est meilleur en Chambre, il est meilleur aussi dans ses interventions publiques. Au début, il faisait académicien. La politique, ce n’est pas l’académie, ce n’est pas un cours magistral. Il s’est beaucoup amélioré en campagne électorale. Il a beaucoup travaillé sur sa façon de présenter les choses. Je trouve qu’il se débrouille bien, il est en train de devenir un bon «debater». Il met plus de piquant dans ses envolées. On le sent plus caustique, plus allumé.»

 

La CAQ se cherche

Le journaliste de La PC se demande si après avoir perdu en crédibilité sur le plan économique avec le départ pour la Caisse de dépôt de son critique en finances, Christian Dubé, la Coalition avenir Québec va pouvoir conserver son siège de Lévis.

 

Néanmoins, il remarque qu’au Salon bleu, la Coalition par l’intermédiaire de son député Éric Caire a eu le dessus la semaine dernière sur le PQ dans le cadre des attaques de l’opposition contre Yves Bolduc et l’attitude du ministre quant au remboursement de son supplément de rémunération pour sa pratique médicale. Il demande clairement sa démission et exprime son message sans détour et «d’une manière plus fracassante» que le PQ.

 

QS n’est pas dans le coup

De leur côté, les députés de Québec solidaire ne se sont pas beaucoup démarqués pendant la première semaine de session parlementaire. Martin Ouellet remarque que la couverture médiatique a tendance à se modifier. «Le ratio couverture et part de l’électorat était très débalancé. Mais on dirait que ça se «rebalance». C’est peut-être l’effet d’un gouvernement majoritaire», dont la survie ne peut plus menacée par l’opposition.

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