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L’éthique et l’industrie

Le Conseil d’éthique préfère l’éducation à la censure

Affiché le mercredi 16 avril 2014 (LCP InfoMatin)

«On n’a pas les moyens d’imposer des amendes ou d’annuler des permis.» C’est la Régie des alcools, des courses et des jeux qui s’en charge. «Notre seul moyen c’est de dire aux gens, si vous ne vous conformez pas on va faire une dénonciation publique et évidemment ça peut nuire à votre réputation, mais vous nuisez vous à la réputation de l’industrie alors on est quitte», expose au Courrier parlementaire© Claude Béland à propos du Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques qu’il préside.

 

«Je dirais que 80% se sont réglés à l’amiable», mentionne-t-il relativement aux plaintes reçues quant aux dérogations de l’industrie des boissons alcooliques par rapport à son code d’éthique. «Parce que les gens n’aiment pas être dénoncés. Parfois aussi ils sont surpris d’être dénoncés : qu’est-ce que j’ai fait? C’est contraire au Code?», s’étonnent-ils.

 

Les plaintes

Selon son rapport annuel 2013 récemment déposé, «le Conseil ne traite pas de la même manière les plaintes concernant les entreprises qui ont adhéré au code et celles concernant les entreprises qui n’y ont pas adhéré. Il s’interdit de blâmer publiquement les non-adhérents, même si les circonstances le justifient». Les fautifs qui ne sont pas membres peuvent cependant être dénoncés à la Régie des alcools, des courses et des jeux.

 

Essentiellement, le Conseil traite des plaintes qui lui parviennent du public ou même d’organismes sur le comportement d’établissements qui servent de l’alcool, surtout des bars. Les plaintes par exemple portent sur l’exploitation du corps de la femme dans le but de favoriser la vente d’alcool ou l’organisation de concours qu’on pourrait assimiler à ses beuveries. Ce sont autant d’initiatives dénoncées par le code d’éthique. Le Conseil est intervenu de lui-même, par exemple, dans un cas de fausse représentation.

 

De l’éducation

«Le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques ne voit pas son rôle comme celui d’un censeur. Il a opté délibérément pour une approche éducative, qui conduit les personnes et organismes contre lesquels une plainte est déposée à ne pas se voir «mis en accusation», mais davantage à considérer cela comme une occasion de mener une réflexion sur leurs pratiques commerciales. Le Conseil tente d’alimenter cette réflexion et d’y contribuer», indique le rapport annuel 2013.

 

Des statistiques

Tout en reconnaissant qu’il «est légitime de vendre de l’alcool et d’en promouvoir la consommation dans le cadre de certaines règles précises», il insiste sur le fait que l’industrie «a des responsabilités sociales et elle doit les assumer sans réserve». Le Conseil se fait un devoir d’entendre toutes les parties concernées et au terme du processus «ses décisions se présentent davantage comme des contributions que comme des jugements.»

 

En 2013, le Conseil d’éthique a traité 21 plaintes provenant de 15 personnes et organismes. C’est une légère diminution par rapport à 2012, alors que 28 plaintes provenant de 13 personnes et organismes avaient été étudiées. M. Béland interprète la baisse du nombre de plaintes comme une marque de succès de l’organisme qu’il préside. «Toutefois, sur le plan qualitatif, le Conseil a observé une intensification et une diversification des pratiques plus que douteuses qui ont eu cours cette année», précise le rapport.

 

Les temps changent…

«Quand on travaille dans un conseil d’éthique, on se rend compte que les moeurs ont beaucoup changé. La population est beaucoup plus tolérante qu’elle pouvait l’être il y a 10 ans ou 15 ans», constate le sage. C’est vrai surtout relativement à la sexualité. «Mais qu’est-ce que ça peut bien faire», entend-il soupirer.

 

«D’ailleurs, je remarque que les plaintes qu’on reçoit viennent souvent des mères de famille, des pères de famille, parce que la petite fille est allée à un concours. Il fallait qu’elle se déshabille pour montrer ses atours, mais la maman n’aime pas cela. Mais c’est rare que c’est un client qui va se plaindre», poursuit M. Béland. «La définition du bien ou du mal est différente de quand j’étais jeune. Ça, c’est sûr», dit avec un air amusé celui qui a soufflé 82 bougies le 25 janvier dernier.

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