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P.L. 157 sur le cannabis

La ministre Charlebois pique une colère

Affiché le mardi 10 avril 2018 (LCP InfoMatin)

«On va pouvoir marcher sur la rue en fumant du cannabis?» a interrogé incrédule hier le porte-parole du Parti québécois, Sylvain Pagé. À nouveau, il a plaidé hier pour l'interdiction de la consommation du cannabis dans les lieux publics en laissant une certaine discrétion aux municipalités.

 

C'était dans le cadre de l'étude détaillée du projet de loi 157 sur l'encadrement du cannabis, une étude qui devrait occuper intensément les membres de la Commission de la santé et des services sociaux pendant le reste de la semaine.

 

«Avec l'article 15, on banalise», déplore-t-il, et il semble que cela est insuffisant. Il indique que les maires de sa circonscription ont exprimé leur désaccord avec la position de la ministre déléguée à la Santé publique. Il a demandé à Lucie Charlebois de retourner consulter plutôt que de faire adopter l'article et l'amendement qu'elle venait d'y ajouter pour en restreindre la portée. Le député de Labelle dit se faire en même temps le porte-parole des maires de sa circonscription électorale.

 

La ministre Charlebois a plutôt amendé son projet de loi 157 pour limiter la consommation dans les endroits stratégiques sans l'interdire complètement. Une interdiction spécifique concernera notamment les aires de jeux et dans les endroits où se retrouveront les jeunes ainsi que les terrains des établissements de santé et services sociaux, les abribus, les terrasses et les terrains sportifs.

 

La ministre dit ne pas vouloir s'immiscer dans les pouvoirs de réglementer des municipalités et dit avoir l'appui de l'Union des municipalités, Montréal et Québec qui préfèrent réglementer elles-mêmes comme elles le font pour l'alcool. Seulement 20 % des 55 groupes qui ont envoyé des mémoires en commission parlementaire ont demandé l'interdiction complète, dit-elle.

 

L'élu Simon Jolin-Barrette, de la CAQ, à son tour, a présenté un sous-amendement encore plus restrictif que celui du député de Labelle avait proposé : l'interdiction complète «sur l'ensemble du territoire québécois». Il croit que les municipalités ne veulent pas être «pognées» avec le problème. Mieux vaut, selon lui, que le gouvernement règle l'enjeu pour tous que de laisser les villes réglementer à la pièce sans qu'il y ait de cohérence. Les règlementations risquent de varier d'une ville à l'autre.

 

Piquée au vif, la ministre a reproché à ses collègues de faire de la politique à la veille de la campagne électorale. «Non je ne banalise pas les choses!», a-t-elle lancé. Les municipalités travaillent en concertation et elles ne sont pas si différentes entre elles que cela, dit-elle.

 

«Les élus municipaux, ce ne sont pas des gens qui sont démunis de moyens.» À son avis, l'interdiction totale est un manque à l'égard des libertés individuelles. Qu'on dise que je n'ai «aucun sens des responsabilités» du «haut de mes 58 ans, je ne l'endure pas», a-t-elle dit. Elle a indiqué qu'au besoin, le gouvernement pourra aussi interdire d'autres lieux de consommation en procédant par l'adoption de règlements.

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