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Conversation avec le député libéral Pierre Arcand (1 de 2)

Le Québec devra innover et exporter plus vers l’Asie

Affiché le lundi 16 décembre 2013 (LCP InfoMidi)

Dans la première partie de cette conversation avec Le Courrier parlementaire©, le député libéral de Mont-Royal, Pierre Arcand, critique la Charte des valeurs et s’impatiente sur la question du développement du Nord. Il s’ouvre aussi sur sa vision sur la direction que le Québec devrait prendre comme nation exportatrice. 

 

LCP : Que pensez-vous de l’actuel débat sur la Charte des valeurs québécoises ?

P.A. Je pense qu’on essaie de régler un problème qui existe d’une façon isolée à certains endroits. C’est une vision gouvernementale que je partage à moitié seulement. Sur les signes ostentatoires et toute cette question également du crucifix… Ça ne dérange personne. Je trouve qu’il y a même une agressivité qui n’est pas nécessaire.

 

LCP :  Est-ce que les gens de votre circonscription électorale de Mont-Royal vous en parlent?

P.A  Ah, la grande majorité sont farouchement contre. Ils m’en parlent d’une façon d’ailleurs assez agressive. C’est une vision politique qui n’est pas celle de notre formation. À l’époque on avait approuvé un projet de loi qui parlait de l’égalité, de faire quelque chose à visage découvert et tous ces éléments nous paraissaient raisonnable dans les circonstances. C’est difficile d’aller beaucoup plus loin que ça.

 

Quand j’étais ministre des Relations internationales, je rencontrais beaucoup de gens particulièrement en Europe. Ce qui était fascinant en Europe, c’était que 75% des discussions portaient sur: «qu’est-ce que vous faites en immigration ? Nous, on a des problèmes, c’est difficile». Et le Québec souvent était cité comme modèle. On a ce qu’ils appellent l’interculturalisme qui est différent du multiculturalisme, mais qui est différent de la liberté totale, qui est le juste équilibre, je pense, entre les libertés individuelles et les droits collectifs. Il y a comme un équilibre à aller chercher. Je pense qu’on l’avait atteint, le PQ va beaucoup trop de l’autre bord.

 

LCP : Vous être porte-parole de l’opposition officielle en économie du savoir, en enseignement supérieur, de la science et de l’innovation. Comment voyez-vous vos responsabilités?

P.A. Quand on regarde tout ce qui se passe au niveau de la globalisation mondiale, le fait que plusieurs pays veulent avoir leur place au soleil, bien on se rend compte que la seule façon de vraiment réussir à maintenir sa place dans le monde, va passer par deux éléments : premièrement, une exploitation correcte de ses ressources naturelles, c’est normal. L’élément le plus important va être dans sa capacité de susciter à la fois de l’entreprenariat et également d’aller du côté de la recherche et de l’innovation. Cela passe par des universités bien financées.

 

Je n’ai qu’à vous donner un exemple. Tout le monde reconnaît qu’une entreprise comme Bombardier commence à faire faire son filage au Mexique et certaines parties de leurs avions dans ces pays-là. Et donc, pour que Bombardier demeure dans le domaine de l’aéronautique au Québec, il va falloir que le Québec fasse les portions de l’avion les plus «high tech». Donc, il faut que nos degrés de connaissance et d’innovation soient de plus en plus grands dans la plupart des secteurs. Et en ce sens, je pense que c’est un enjeu majeur.

 

On dit qu’il faut avoir trois pour cent du produit intérieur brut dédié à la recherche et à l’innovation si l’on veut réussir comme société. Alors, je pense que c’est un enjeu qui est quand même important. On a évidemment un peu de difficulté parce qu’on a présenté une politique récemment qui est une espèce de ramassis de tout ce que les groupes ont demandé et avec une base budgétaire qui n’est pas définie encore.

 

Je trouve qu’une grande portion de notre avenir va passer par une meilleure éducation, un meilleur taux de diplôme en recherche et une innovation qui est certainement importante.

 

LCP : Est-ce qu’il y a trop de partisanerie dans les décisions des gouvernements ?

P.A. : On a des décisions politiques à prendre, c’est-à-dire qui servent nos intérêts politiques, puis il y a une portion de ce que l’on fait, qui doit à mon avis être de l’intérêt public.

 

Quand on a décidé d’investir dans le Plan Nord, c’était l’intérêt public qui le commandait. Ce n’est pas dans ces endroits-là qu’on a nécessairement beaucoup de députés libéraux. On a investi dans le Plan Nord parce qu’on pensait que c’était bon pour les Québécois, que ça servait l’intérêt public.

 

La difficulté que j’ai actuellement avec ce que je vois du gouvernement péquiste, c’est que j’ai l’impression qu’il n’y a pas grand-chose qui sert l’intérêt public. Ça ne veut pas dire que c’est tout nécessairement mauvais, mais ils se servent d’abord et avant tout à 100% de leurs enjeux électoraux et ça je pense que c’est exagéré.

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