Alerte décrets

Demande d'inscription

Si votre organisme, entreprise, ministère etc. est déjà  un abonné aux services du Courrier parlementaire©, vous pouvez vous inscrire pour recevoir par courriel nos éditions quotidiennes. Vous devez cependant entrer l'adresse courriel attribuée par votre organisation.

Se désinscrire

Pour un essai gratuit de quelques jours, veuillez nous faire parvenir un courriel.

Pour plus d'informations, veuillez nous rejoindre par téléphone au 418 640-4211 ou par courriel.

Envoyer mot de passe

Veuillez indiquer votre adresse courriel qui est liée à  votre compte. Si elle correspond à  un utilisateur, nous vous enverrons un courriel afin que vous puissez récupérer votre mot de passe.

Mon profil

Vous pouvez modifier les paramètre de votre compte.

L’éthique et l’industrie des boissons alcoolisées

L’industrie confie le soin de l’encadrer à un organisme dirigé par Claude Béland

Affiché le jeudi 17 avril 2014 (LCP InfoMatin)

Depuis 2006, l’industrie de l’alcool s’est donnée un organisme d’autoréglementation éthique. Les premiers à y adhérer ont été les associations représentants des cidriculteurs artisans, les distillateurs canadiens, les viniculteurs négociants, les agences de vin de bières et de spiritueux et la Société des alcools. Il s’agit donc des partenaires d’Éduc’alcool. L’Association des restaurateurs, le Conseil des chaînes de restaurants et la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes se sont ajoutés par la suite.  

 

Le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques déplore cependant de grands absents comme les grandes brasseries qui produisent les marques de bière les plus connues du grand public et les microbrasseries.

 

Tout a commencé, raconte son président Claude Béland au Courrier parlementaire©, lorsque des membres de l’industrie se sont lancés dans la publicité «un peu plus audacieuse, parfois je dirais qui choquait une partie  de la population.» Ils ont pris conscience qu’il ne fallait pas renchérir en utilisant le sexisme. «Alors ils ont décidé de se donner un code d’éthique sur le plan de la publicité de l’étiquetage. Évidemment, toute la règlementation qui relève de la Régie des alcools, des courses et des jeux.»

 

Ne voulant pas être à la fois juges et parties, ils ont ensuite créé le conseil et ont choisi pour président celui-là même qui a dirigé les destinées du Mouvement Desjardins pendant 13 ans. Ce dernier a lui-même pu sélectionner quatre autres commissaires : Madeleine Lapierre, fellow en science immobilière, la sociologue Audrey Quintane, Jacques Boucher, un professeur retraité de l’Université de Montréal et Yves Poirier, un administrateur retraité du Conseil en éthique clinique et en recherche.

 

Cinq membres bénévoles

Tous travaillent bénévolement tout en disposant d’un budget d’environ 150 000 $ «pour la publicité et pour solliciter les plaintes». Le Conseil a pignon sur rue dans le même édifice qu’Éduc’alcool. C’est ce dernier organisme qui finance le conseil et assume ses frais de location des locaux.

 

Le budget d’Éduc’alcool provient, selon son site internet, «des redevances perçues sur les ventes d’alcool de ses membres. Ces contributions sont prélevées par la Société des alcools à même les ventes des produits des membres institutionnels et remises à l’organisme sur une base régulière de manière à lui assurer un financement adéquat pour remplir son mandat.»

 

«Notre rôle, c’est de donner des conseils quant au Code d’éthique, est-ce qu’on le modifie ou on le modifie pas. Notre rôle aussi est de recevoir les plaintes, d’organiser une façon pour que les citoyens qui seraient choqués par des publicités ou par des trucs pour encourager la consommation de boissons alcooliques, s’ils veulent faire des plaintes, bien ils n’ont qu’à les faire parvenir au conseil d’éthique et nous on intervient», explique M. Béland.

 

Code d’éthique

Le code qui sert de règle de base pour les décisions du Conseil touche à l’emballage et à la communication commerciale, aux cibles visées et aux pratiques commerciales et promotionnelles. Ainsi, il interdit d’afficher le contenu en alcool de manière dominante sur l’emballage des boissons.

 

En bref, la publicité ne doit pas associer au produit la violence ou un comportement asocial. Elle ne doit pas laisser entendre que le produit améliore les performances sexuelles, les capacités intellectuelles ou physiques. La communication ne doit pas promouvoir la consommation abusive d’alcool ou mettre en valeur des jeunes d’âge mineur.

 

Selon le code, la publicité ne doit pas viser des personnes vulnérables ou à risque de dépendance. Aussi les rabais offerts par les commerces ne doivent pas être excessifs ni inciter à la trop grande ou trop rapide consommation.

 

Des exemples

Les exemples de comportements répréhensibles étaient nombreux dans le dernier rapport annuel. Parmi ceux-ci, une grande brasserie présente comme de la légère une bière à plus de 6 % d’alcool. La limite doit être de 4,2%. Une microbrasserie a mis sur le marché une bière nommée «Tite-Pute», et une autre, appelée une «blonde facile».

 

Il y a aussi eu la publicité d’un pub qui, pour fêter la Saint-Jean, donnait rendez-vous à sa clientèle au moyen d’une affiche montrant un jeune étendu sur le sol entouré de bouteilles vides. Une station-service a eu recours à la bière comme produit d’appel. Un bar offrait une bouteille de 40 onces de vodka pour le prix d’une entre 22h et 23 h seulement. Voilà, selon le Conseil, autant d’exemples d’initiatives répréhensibles.

-30-

Demande d'inscription

Inscription

Demande d'information pour abonnement

S'informer sur l'abonnement