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La Fondation Chagnon qui détient 1,4 milliard $ est dans une «phase de consolidation»

Affiché le lundi 26 mai 2014 (LCP InfoMatin)

«La participation soutenue du milieu des affaires à des initiatives sociales et communautaires ainsi qu’à des projets communs, concrets et structurants est souhaitable. Elle est souhaitable même si le développement social ne répond pas à une logique de rendement trimestriel ou de concurrence comme dans le secteur privé», soutenait Claude Chagnon, président de la Fondation Lucie et André Chagnon, il y a une dizaine de jours, lors d’une allocution prononcée devant la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

 

«Les résultats sont le fruit de la collaboration, pas de la concurrence, et se manifestent sur des décennies, pas sur un trimestre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la Fondation Chagnon, dans le cadre de ses partenariats avec le gouvernement, a choisi d’apporter son soutien sur un horizon de dix ans au lieu de financer des projets disparates et à court terme.»

 

Actif de 1,4 milliard $

La Fondation a été mise sur pied l’an 2000, par André Chagnon, fondateur de Vidéotron, et sa conjointe, Lucie Chagnon. Cette année-là Québecor Média avait acquis le Groupe Vidéotron. La famille injecte alors 1,4 milliard $, soit près de 80 % de ses avoirs, dans la Fondation. Les intérêts réalisés annuellement sur cette somme permettent de financer divers projets, explique Jean-Marc Chouinard,  vice-président – Stratégie et partenariats, au Courrier parlementaire©.

 

Ainsi, ce «n’est pas nécessaire de faire des campagnes de financement», indique-t-il. «On est une fondation privée avec un capital, donc on n’est pas en mode de collecte de fonds», ajoute son collègue François Lagarde qui est vice-président – Communications. En tant qu’organisme de bienfaisance, le contingent des versements équivaut à 3,5 % de l’actif. C’est le montant minimal qui doit être versé à différents organismes ou projets. Cela correspond à environ «55-60 millions $», par année, selon M. Chouinard.

 

Administrateurs et employés

Si les administrateurs de la Fondation agissent de manière bénévole, celle-ci emploie aussi une «trentaine» d’employés. Les frais généraux et d’administration, incluant les salaires, ne doivent «jamais dépasser 10 % de ce que nous versons en dotation», dit le vice-président – Stratégie et partenariats. En d’autres termes, ils ne doivent pas excéder un dixième du 3,5 % de l’actif de 1,4 milliard $.

 

En matière de gouvernance, le conseil d’administration de la Fondation est composé de membres de la famille Chagnon et de membres externes. C’est André Chagnon qui agit comme président du c.a. et chef de la direction. Son fils, Claude Chagnon, assume la présidence de la Fondation. Tous deux siègent aussi comité de gouverne avec Alban d’Amours, ancien président du Mouvement Desjardins.

 

Prévenir la pauvreté

La Fondation se donne pour mission de «prévenir la pauvreté». Pour y parvenir, «on a fait le choix de se centrer sur la réussite éducative des jeunes le plus tôt possible», résume M. Chouinard. Une vingtaine de projets sont soutenus financièrement et trois partenariats ont été établis avec le gouvernement du Québec.

 

Plusieurs critères déterminent le choix des projets soutenus, comme, par exemple, les objectifs visés. «On est ouvert aussi à la prise de risques», ajoute M. Chouinard, faisant référence aux  projets qui sortent des sentiers battus. Pour le moment, il n’y a pas de nouveaux projets à venir. «Nous sommes dans une phase plus de consolidation de ce que nous avons dans le portefeuille actuellement.»

 

Selon M. Lagarde, il n’existe pas d’autre fondation privée de la même taille au Québec. «La venue de fondations privées issue du Québec francophone est un phénomène qui est plus récent parce que, entre guillemets, des fortunes issues de Canadiens-français ou de Québécois francophones, c’est plus récent historiquement», commente-t-il au Courrier parlementaire©.

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